Robson Green est-il un héros?

On peut difficilement imaginer un titre plus américain dans l’âme que celui de la série “Extreme Fishing”. Le générique aussi serait assomant de yankeetude, s’il ne commençait par une mise en scène du personnage central dans la grande tradition brittonne : charmante, bucolique et légèrement autodérisoire.

Et si quelque chose sauve cette série, c’est bien l’autodérision. Ballade légèrement surréaliste d’un jordie de Newcastle-upon-Tyne à travers les myriades de facettes de la pêche, Extreme Fishing garde contact avec le côté pathétique de la poursuite des poissons à l’aide d’une ligne, la frustration, la démesure, la bredouille lamentable et la joie hystérique, toutes ces postures familières du vrai pêcheur. Et même si le côté touristique est souvent pontifiant, et même si d’un épisode à l’autre l’enthousiasme de Green tend à se stéréotyper parfois, la série reste un petit bijou parce qu’au fond, après le montage, il reste encore assez de situations atypiques et de moments où plus personne ne contrôle vraiment les choses pour que le vrai talent de l’équipe et l’humanité du personnage transparaissent.

Et puis on a quand même droit à des moments de pure pêche. Le fishporn à son meilleur.

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