Brise marine

Il fait grisaille humide, brumes et froidure, et je me pèle le jonc à inventer de nouvelles fautes de lancer. La soie en l’air, c’est magique, même dans ces conditions, c’est vrai. Mais après une bonne heure, on finit par se rendre à l’évidence : les voisins ne vont pas tarder à appeler les urgences psychiatriques. Je rentre, et là je songe à des ailleurs…

Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !

[…]Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Plus facile à faire de nos jours qu’à l’époque de Mallarmé, il suffit de savoir où regarder sur la toile. Et voilà les souffrances qu’on s’inflige à l’âme…

Peut-être faudra-t-il attendre les calendes grecques (et vendre un rein).

Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Je veux ferrer une carrague et faire hurler le frein du Nautilus.

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