Flag

that’s French slang for flagrante delicto, which is a latin smart-ass way to say you’ve been caught red-handed.

And I’ve been. Julien, also aptly known as the Man of the Lake, shot us (Greg and yours truly) while we were stripping like mad, trying to catch a fat bow from the Salamandre.

corpus delicti

What? Yeah, I know, one can’t see shit from that far. Still, that’s me over there, the guy in tweed, looking as snob as he can. (Actually it’s not tweed, but close enough, and still a proper jacket, not an anorak-looking Simms Goretex thing).

Me, trying to look British. On the left.

Rainbow: check

For once, I’ll do this one in French.

Un samedi au domaine de la Salamandre. On avait rendez-vous chez Greg à 0630 histoire d’être à l’heure devant la grille pour l’ouverture des hostilités. Quand j’ouvre les yeux, émergeant d’une nuit agitée pour cause d’intoxication éthylique la veille, 6024, et Greg habite à l’autre bout de la ville et ma bagnole est à dache.

!?!!

On n’a pas fait le peloton d’élèves sous-O pour rien, on passe la surmultipliée dans la seconde. Ne pas oublier la canne, les mouches, la bouffe (dans cet ordre) et c’est parti. vite vite vite. 15km et sept feux ignorés plus tard, j’arrive chez Greg avec 17min de retard, c’est mal, mais c’est pas atroce. Julien est là, on tchatche 3 secondes le temps de charger son coffre et c’est parti vers le Sud.

En partant de Lille, c’est presque toujours vers le sud, tu me diras. C’est juste. Mais là c’est autre chose : il fait beau. On va pêcher. C’est ma deuxième sortie de la saison, mais la précédente c’est sur le petit plan d’eau du club. Là, on va à big-mama-land. Y’a de la fario et des arcs dans la catégorie 4-6 kgs. Les deux-cent bornes filent comme une fleur, on refait le monde de la pêche et nos biographies haleutiques, pleins d’une anticipation qui sent le printemps. La vie est belle. Elle le serait encore plus avec une arc teigneuse au bout de la ligne.

C'est une tuerie, c't'endroit.

On arrive pour 9h, les hostilités ont déjà démarré sur l’eau. C’est samedi, il y a du monde : on est probablement à la limite des 20 pêcheurs. Mais 11 ha c’est grand, il y a de la place. Pas trop de gobage.

De la plage où on embarque, on repère une troupe de belles qui maraudent. Celles-là ont dû voir le catalogue général des mouches à truites dans son entier, mais impossible de ne pas chercher à les tenter, histoire au moins de voir ce qui peut les intéresser. Un scarabée et une DHE amènent quelques cycles montée, inspection, et puis refus. Un streamer déclenche une sorte de début d’attaque, avortée au dernier moment. L’adrénaline pompe déjà, la journée sera belle.

Greg embarque avec moi, nous nous dirigeons vers un coin qu’il connaît pour être productif. Il y a du monde, mais assez de place pour qu’on s’incruste. Un pote en float-tube a eu sa dose il file ailleurs, il nous laisse le coup. Conformément à ce que le gars à la réception nous avait indiqué, la vague activité de surface est vite retombée, avant le soir il faudra chercher au fond, au streamer. Ça tombe bien, j’en ai monté plein.

Le zonker noir à tête orange et corps vert fait merveille sur la première (dans les 35-40cm) avant de disparaître avec ma première vraie belle. Ma F904-4 MHX est assez rapide d’action, avec le 16% en pointe il faut être délicat du poignet. Je ne suis pas encore tout à fait ajusté. Il faut dire aussi pour ma défense que Greg avait bien choisi son moment pour prendre son bas de ligne sur ma canne : en pleine baston. Il me le refera trois fois dans la journée le cochon… Bref, une casse. Des bordées d’injures pour rigoler. Je remonte ma pointe en 20%. Parce qu’en fait on n’est pas là pour rigoler.

La palme de la matinée revient au streamer que voici, que je ne vous avais pas montré parce que je m’étais dit, vraiment, mec, tu vas quand même pas te couvrir de ridicule à ce point là… Evidemment, si les arcs valident, c’est plus pareil. On ne se moque pas d’un ancien combattant qui porte ses médailles.

The Thing that Fished.

J’aurais bien voulu lui faire une tête avec une bille, mais voilà : dans ma boîte, pas de bille. Du coup il me restait juste de la chaînette pour plomber en tête (en plus du fil de tungstène  généreusement enroulé sous le corps). J’ai encore jamais réussi à faire correctement tenir de la chaînette, ça finit toujours par se débiner. Bilan avant qu’il ne meure complètement défoncé par les coups de gueule, trois touches, deux prises dont cette demoiselle:

Repère d’échelle : le streamer est monté sur un hameçon Mustad mer n°4 à hampe longue (9146 NI). Je sais bien que ce ne sont pas des hameçon à mouche, mais les truites ne le savent pas, ils sont parfaits pour le streamer, et ils sont super pas chers. En dépit d’un plombage généreux dans la mouche elle-même, il faut encore que je rajoute deux cendrées pour descendre chercher le poisson. Pourquoi ? parce que je n’ai qu’une soie 6, et c’est une flottante.

La misère des débuts à la mouche, c’est qu’il faut acheter quinze mille trucs.

Les heures sur le gazon ont payé : je trouve la distance, et, même avec autant de poids en bout de ligne, mes boucles gardent de l’allure. Ça me vaudra un petit compliment d’un des copains du club, ce qui me procure plus de fierté que les truites prises. La truite, on ne sait jamais à quel point c’est un coup de bol. Une belle boucle, ça n’a rien à voir avec de la chance.

Pour ce qui est du matos, j’ai encore une pub à faire. La Barrio GT140S est une soie magnifique. Elle tient l’air à merveille, sa couleur permet de surveiller son backcast avec précision, et c’est important. Elle n’a aucune mémoire, elle est très souple. Son revêtement a encaissé sans broncher le traitement de misère à fond de barque, dans un environnement gavé de sable. La version intermédiaire est en commande en ce moment même.

J'en remets une, juste par vanité. Faut m'excuser : je suis débutant... Pas encore blasé.

L’après midi sera terrible : trois ferrées, trois remises à l’eau à distance. Entendre : perdues. Je blâme Greg, qui ne s’est pas jeté sur l’épuisette pour m’assurer les bonnes conditions psychologiques pour le combat. A vrai dire, je ne sais toujours pas pourquoi ces $ù$ù*** de @^ù$** de truites se sont décrochées.

Bref, je suis défait. La pêche est difficile pour tout le monde, sauf pour un gars à l’accent de l’Est très marqué, peut être un Vosgien, qui cartonne de façon absolument obscène et du coup humilie tout le monde en ruinant les excuses habituelles, genre le poisson pas mordeur, et le fond de l’air frais, et les conditions blablabla. Je suis partagé entre l’admiration et l’envie de le foutre à l’eau. ^_^’

Julien a fait sa journée sur la berge. Il débute à la mouche. Je pense que sa journée a été belle, mais je suis assez curieux de lire comment il l’a vécue. A suivre sur son blog.

Bilan : 8 en main, pour 15 ferrées. Greg : 12 / 20. Une belle journée. On a fouetté comme de malades pendant onze heures durant. Mon bras droit s’en souvient encore à l’heure où j’écris cette ligne. C’est une courbature de la bonne espèce, quand je la sens je souris. Vivement la prochaine.

Un peu de beauté pour finir dans ce monde de brutes : Greg qui tient la seule fario du jour, une petite merveille à la robe parfaitement dessinée.

Streamer Madness

Tomorrow I hit the water of the Salamandre with the boys. I’m on mission rainbow. The finish on MHX F906-4 is still smoking hot, my new airflo reel is loaded with the Barrio GT140S (a line I have already tried on the lawn, and loved, but will thoroughly field-test now)…

Everything is GO.

And since you don’t catch a big trout with peanuts, I decided to enter a trance, forget about my incompetence at the vise and proceed to tie a wild orgy of streamers. I know some of you guys are first class tiers, some are even pros, so let me tell you that the following pictures are a slap in the face of the noble art, a manifesto of my inabilities. I am deeply ashamed by those flies. Yet I show them, maybe because there may be others beginners out there looking for reassurance (as you can see there are worse tiers than you), maybe because I have not yet abandoned the hope to get a good fish from them.

I'm well aware that this fly makes no sense at all. Maybe the fish aren't?

Also I had to tie around the many lacking items in my box. I still don’t have hackle pliers, or a hair stacker, head cement (let alone bug bond), beads, I have no marabou in almost all the good colors, no chenille, no dubbing, etc.

White + red head, classic combo. Well, for pike at least.

The tying was very fun, and I learned a lot. Whip finish is better but still not really there, but I blame the silly tool I inherited. I need a proper one.

Random bits bug

After watching literally hours of McPhail’s vise prowess, I recognized in my own activities some gross mockery of his. Marc is right, watching him carefully is an bottomless well of valuable info.

Davie, you are not entirely responsible for this. Marc also is to blame.

Since I don’t want you to leave g0ne on such a note, I’ll let the other Streamers make up for this. Which makes me think, maybe I should tie a beige streamer.

For the unlikely reader of g0ne who would be both fluent in English and not reading the Limp Cobra, this fucking brilliant parody of McPhail. At least, wait until he ties the wings, I laughed so hard I cried. Promise. The end is a little less inspired, but still funny.

Tubing

[La version française en bas]

So, if you’re a regular here, you know that I build my rods. I mainly do it because it’s cheaper, and rather fun to do. I’ve got two 6wt in the loop right know, plus a special spinning project I’ll write about later, if ever, since I have no idea where it is going. It’s either groundbreaking or a disaster.

Anyway, today I want to talk about a little accessory for your precious carbon stick, namely the tube. You can make yourself a dirt cheap, goddamn badass tube, and in case you don’t know the trick here’s how:

1. First you need some stuff:

  • 50mm ø PVC tube
  • 50mm ø female-female extension (x2)
  • 50mm ø caps (x2)
  • neoprene glue
  • masking tape
  • a spray of paint, preferably glossy (for extra glossyness)

2. Then you:

  • cut the tube at correct length (for a 9′ rod in 4 pieces, count 30″)
  • glue (neoprene) the FF extensions
  • glue the caps in the FF extensions

Let cure. That’s it. Your tube is full functional.

Now, we are not just trash and cheap, so it’s time to put the Chic back into TsC&C. First, it would help us to know what’s in the tube, and since we want them all black ’cause we’re a mean motherf#cker like that, we would do well to mark them. Grab your masking tape, and it’s stencil time! (of sorts)

Then a generous spray of glossy blackness, let it dry, take the tape out and voilà:

The astute reader with the hawk’s eye wil notice the less than perfect borders of the stencil. It seems a little tricky to get it clean, it was my first attempt and… well. If any of you knows a simple way to get it better, I’m all ears. Still, it looks cool enough to be Tommy Lee Jones’ rod tube in a prequel of Men in Black where he would go fly fishing.

So who’s laughing now, Mr. My-kids-won’t-go-to-college-because-I-bought-a-Sage?

Le français :

voilà un petit tuto chic et pas cher, un peu trash, pour se faire un tube de protec qui calmera sévère tous les potes snobs qui viennent de renoncer à envoyer leurs enfants à la fac pour acheter une Sage.

Fournitures (pour 2 tubes) avec les prix :

  • tube PVC diam 50 (2m)………… 3,19
  • 4 manchons FF diam 50 ………. 1,92
  • 2 bouchons diam 50 ……………. 3,80
  • colle néoprène

Optionnel pour la fonction ‘protéger la canne’, mais pas pour la fonction ‘frimer avec les potes’ : un bombe de laque brillante et / ou tous les délires en couleur que vous voulez. Avec du scotch de peintre.

1) couper à la scie égoïne le tube aux bonnes dimensions. Pour une 9′ 4 brins, 72cm
2) coller les manchons aux extrémités
3) coller les bouchons aux extrémités. On peut aussi coller la partie dévissable d’un côté, histoire de limiter la possibilités d’ouverture intempestive
4) pour savoir ce qui est dans le tube, il peut être utile de réaliser un pochoir/stencil au scotch de peintre.