Light & Magic

At this point in my fly fishing/casting life, I’m definitely not a glass or bamboo guy. Yet, I think I’m close to be sold to the glass cause just because for their cosmetics. Yeah. I love to admit it, but I’m in this game in good part because of the way it looks. I feel relatively safe in this confession, I’m in good company: Gierach wrote something along the line. The special effects you can get when building on glass are really beautiful.

Here’s a master of this trade, a true artist in rod building — when he’s not possessed by some Transylvanian demon and fucks up a build big time with a red marker, a tragedy indeed, but thankfully rare.

So, you begin with stuff like that

tightloops1 tightloops3which admittedly is quite good as a start, and then some light and varnish magic operates and you end up with this

tightloops2 tightloops4 tightloops5

This is seriously good.

Bouglé

Old gits have always had the upper hand on fly fishing, a fact nowhere truer than in the UK (which — now that I think about it — should be the UQ). Witness the way the angling authorities reacted in the famous Halford vs. Skues case. During decades, the old gits have been slowly but firmly pushed into obsolescence by carbon modulus, saltwater on the fly, euro-nymphing, carp and pike on the fly, scandinavian reel design, aircraft-grade T6061 aluminium (a magnificent piece of marketing bullshit if I ever saw one) and — god forgives — even long reelless japanese rods techniques.

Bouglé says: il faut être résolument moderne !

Bouglé says: il faut être absolument moderne !

Now it seems that the old gits are back with a vengeance. Bamboo and fiberglass are hype again. Silk lines are the next big thing. The fly-fishing world seems to be on the verge of a conservative revolution, I wouldn’t be too suprised by a dry fly ultra-purism boom (at least everywhere it wouldn’t mean to abandon any hope of actually hooking a fish).

So, avant-garde (should one say arrière-garde ?) of the trend, Hardy issues a special ultra limited 110th anniversary edition of the Bouglé, a reel the Alnwick firm launched in 1903, produced until the WWII, and reinvented (the old gits…) in 1999, recently reaching the Mk VII avatar. I must say it’s a beauty.

the gits are taking over

the gits are taking over

Interesting guy, this Louis Bouglé. Cycling athlete, successful gambler, first class fisherman, casting champion, founding member of the Casting Club de France. He asked for a tweaking of Hardy’s Perfect reel in order to make it lighter. Smart, but not cost saving: what was to become the Hardy Bouglé was a real pain in the neck to produce at first. But it was good enough to convince the loaded fly fishermen of the world that it was worth twice the price of a Perfect.

It would be a pity if the irony were lost on us that the name of the most forward-thinking modernist French fishing has known in the early twentieth century, someone foolhardy enough to try to introduce US-style casting in France and fly-casting as a sport, should emblazon traditionalism à la British now.

Distance casting, March 1913.

Distance casting, March 1913.

The present author would rather go the futurist way. I’m one of those still waiting for the flying cars the future was going to give us. For instance, I think I’d gladly put this thing on the pike beast I’m going to build in a while. I love cassette reels. Actually, if you are willing to pay the price of a whole reel just to get a spool, I hope you’re also spending at least twice that much in casting lessons each year.

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If you don’t, you may want to sort your priorities. Just saying.

^_^

Sound of the day: Elvis Costello. He’s either the smartest rock singer, or the rockest smart singer, I don’t know.

EM Fishing SWIFT Epic 480

(sorry guys, but this one will be in French. It’s a review of a fiberglass rod a friend of mine builds and sells on Swift Epic blanks. In a nutshell: although I’m clearly not a fiberglass aficionado, I must say that the Epic 480 is one hell of a kickass blank, and Eric’s build displays top notch workmanship. This rod is definitely a first class fishing tool, not a collector’s oddity. It’s been a joy to test ride it. Maybe I’ll post a review in English later.)

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Samedi dernier, j’étais chez Céline et Vincent à Coyolles pour — au milieu d’un programme chargé en termes de tests, ripailles, chambrages et bon esprit général — mettre la main sur une canne custom, la EM Fishing SWIFT Epic 480. La particularité principale de cette canne est d’être (impeccablement) montée sur un blank en fibre de verre. Depuis quelques temps, ces nouveaux designs font le buzz sur la planète fly, je voulais en avoir le cœur net. Je n’ai pas été déçu.

Note : On trouvera à la fin (**) quelques remarques utiles pour mettre ce retour en perspective. Ça peut valoir le coup d’y jeter un œil…

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INGREDIENTS

— Blank Swift Epic en fibre de verre à l’huile de serpent et la poudre de perlimpimpin (aka. Unidirectional S2 Glass), couleur ambre
— Anneau départ TiCH 9
— Anneaux Snake Brand Universal Guides Black
— poignée custom liège Flor
— Porte-moulinet culot-bague bleui sur insert de ronce de pavier (Buckeye Burl stabilisé)
— Ligatures soie naturelle Light Olive, liserés Gossamer violet

PRISE EN MAIN

La première chose qui frappe au moment où on prend la canne en main, c’est la qualité du liège. Ce n’est pas une question d’absence de défauts visuels, c’est le toucher qui est fantastique : ce liège est doux, genre les fesses du petit jésus. Un truc vraiment vraiment réussi, le genre qu’on veut plus lâcher, et j’apprécie aussi la forme en cigare. Ça commence bien…
La couleur du blank est légèrement différente de ce à quoi on s’attend au vu des photos. La fibre de verre est translucide, sa couleur dépend donc beaucoup de la lumière ambiante. Sous le ciel gris de ce samedi matin, on est loin du jaune solaire des photos : le ton ambre est plus terne, plus discret aussi.

More like it

More like it

La préparation des pieds d’anneaux absolument impeccable. c’est un détail de grande importance parce qu’il commande la qualité de la ligature et parce que les ligatures en soie, dans le grand style traditionnel, sont parfaitement transparentes. Pas question de s’en servir comme cache misère.

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Bien entendu, les ligatures elles-mêmes sont tip top. Réalisation nickel, ça va sans dire, mais surtout pas de longueur inutile : il y a ce qu’il faut, et rien de trop. Le liseré en Gossamer violet est un accent de bon goût pour border la ligature olive pâle.
(Si vous avez déjà monté une canne, et photographié le résultat, et que vous êtes donc familier avec la brutalité impitoyable d’un objectif macro pour le fruit de notre labeur, vous devriez apprécier ce qu’on voit là.)
PM bague, down-locking, impression de luxe de l’acier bleui et de l’insert en ronce de pavier (excusez du peu). Là encore, grosse sensation de classe traditionnelle. Installer mon Switch de combat sur ce PM me donne l’exacte impression de garer un 4×4 Lada crotté et plein de bosses devant le casino de Monaco. Gourmandise punk.

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ESSAI
J’ai passé en tout une petite demi-heure à jouer avec cette canne.
Une demi-heure au bord de l’eau, à envoyer ma soie dans tous les sens, mais aussi avec une peute en 14 sur la pointe et avec l’envie de faire une truite, quand même…
Cela signifie que les impressions qui suivent sont (i) un peu superficielles, bien entendu ; (ii) mais de vraies impressions de pêche, pas seulement de casting sur gazon ou sur parking, et encore moins un secouage de nouille en magasin ; (iii) et quand même conduites avec un peu de rigueur.

Config

moulin Airflo Switch 46 (160g). Equilibre relativement bon, mais un peu bas dans la paume tout de même. On voudrait peut être un moulin un poil plus léger…
Soie Barrio Mallard WF4F (plutôt fine et légère, un profil discret, pas trop de masse en tête).
Bdl 3,5m.

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Premiers mouvements

La canne est légère, vraiment très agréable quand on la met en mouvement. La différence avec un carbone n’est pas flagrante. Le Unidirectional S2 Glass, si on veut bien laisser le marketing bullshit de côté, est un matériau qui n’a clairement rien à voir avec celui qu’on utilisait pour faire les cannes de mon enfance. L’action n’est évidemment pas extrême, on s’en doute, mais c’est un blank réactif, avec une belle action de pointe.
Au fond, je crois que c’est la raison principale qui explique pourquoi ces blanks marquent à ce point les esprits de ceux qui les testent : les qualités de la  canne (légèreté, relative rapidité) sont justement là où on attendait des défauts. C’est une canne contre-pied.
Quoi qu’il en soit, il y a du poids sur cette pointe, là où il n’y a presque plus rien pour les meilleurs fleurets de carbone. Le scion a une certaine inertie, qui est je crois ce que Hayes veut dire quand il dit que la canne donne beaucoup de feedback : on sent particulièrement bien ce que la canne est en train de faire.
Départ avec 2 m de soie dehors, je fouette pour allonger. J’ai beau le savoir d’avance, et tenter de prévenir le phénomène, mais je force. La canne travaille trop profondément, zéro contrôle, c’est pas bon. Je fais un effort consciemment redoublé pour ajuster mon geste à la canne. Contrôler mon d’impulsion, moins sèche. Penser “beurre”, penser “velours”, penser “smooooooth”.
Très vite, je relâche mon geste, je tâche de trouver l’impulsion qui laisse la canne travailler à ma place. La boucle se resserre : on se fait vite à cette action, la soie se déploie, et on commence tout de suite à s’amuser.

La température monte

Une fois que l’on s’est fait au tempo particulier de la canne et qu’on mesure un peu l’énergie nécessaire à faire partir une boucle, la canne apporte de belles sensations. Les roulés sont évidemment faciles : l’inertie — encore elle ! — charge la canne même sans le poids de la soie, et aide à trouver la bonne trajectoire du tip. Pourtant, le roulé n’est vraiment pas mon point fort.

Mc Neil, le concepteur des blanks, faisant le malin

Mc Neil, le concepteur des blanks, faisant le malin avec une Epic

Le travail à bout portant est un régal. Viser une truite qui passe entre cinq et huit mètres est juste du plaisir. L’action particulière de la fibre de verre rend la propulsion des boucles courtes vraiment fun. La facilité à sentir la canne permet d’être assez précis dans le geste. C’est un des très gros bons points de l’Epic. Les mendings aériens, fastoche, envoyer du mou ici et là, on y arrive (enfin dans la limite de mes moyens). La canne me laisse faire.
Après un gros quart d’heure à harceler les arcs de Coyolles, décidément rétives à l’idée de monter en surface, voilà mon démon qui me reprend, et me susurre : pas chiche de sortir le backing… Les dernières cinq minutes de mon test, c’est le grand cirque, le n’importe quoi de la pêche, le pur plaisir d’envoyer sa boucle aussi près que possible de l’autre berge. Au meilleur de ma forme et sans vent, je peux poser droit 23 ou 24 m d’une Mallard 4. Là je n’ai jamais approché les 20 m. Trop loin de mes sensations habituelles. Je pourrais me dire que c’est la canne qui n’est pas faite pour ça, mais Peter Hayes, qui sort le backing sur la 580, me rigolerait au nez. Je pense qu’on peut pêcher loin avec une Epic, même si — en effet — ce n’est pas forcément son cœur de métier. Une des vertus de cette séance de bourrinage est de m’avoir fait sentir la réserve de puissance. Cette fibre de verre n’est pas parabolique pour un sou. Si vous êtes là pour sentir le blank qui plie dans votre main — je conçois parfaitement qu’on aime ça — passez votre chemin : la moitié inférieure du blank est très puissante, ça ne plie pas (j’y viendrai plus bas).

CONCLUSIONS

J’ai rendu la canne à Eric avec beaucoup de réticence. J’ai le sentiment d’avoir encore beaucoup à explorer et à découvrir avec l’Epic. Les sensations sont riches et on se prend à expérimenter des gestes juste pour voir ce que ça fait. C’est à mon sens une très bonne chose. C’est une canne pour amoureux de la pêche à la mouche, une canne qui devrait vous rendre l’amour que vous lui donnez.

L’inertie / la densité du matériau, ou quoi que ce soit qui lui donne ce feeling si particulier, aide à doser et rythmer le geste. Elle induit assez peu d’oscillations parasites dans la soie — en particulier pour une fibre de verre. Quiconque a, canne en main, des envies de douceur et de finesse devrait trouver dans une Epic un moment de bonheur.

Carl McNeil, le gars qui a conçu les blanks Epic, est un néo-zélandais. Ça se sent : son problème à lui, c’est de pouvoir poser avec délicatesse une nymphe sur H16 devant le nez d’une arc sauvage de 3 kg dans un jus de folie, et être capable de faire face au chaos qui suit le ferrage. Un des arguments en faveur des Epic, c’est leur fabuleuse réserve de puissance. Evidemment, je doute que ça concerne beaucoup le pêcheur de France sur ses terres… sauf quand il faudra allonger franchement le tir.

En fait, l’Epic est championne sur ces programmes composites. C’est la canne parfaite pour ceux qui sentent tout ce qu’on a gagné avec les blanks modernes, mais qui regrettent les sensations des fibres plus… sensibles / lourdes / souples / lentes / moelleuses / avec une âme (mettez l’adjectif qui vous offensera le moins).

Peter Hayes la 580, et un saumon. J'aurais vraiment dû prendre une truite.

Peter Hayes, l’Epic 580, et un saumon. J’aurais vraiment dû prendre une truite.

Mon principal regret : que les truites aient snobé ma peute. J’aurais vraiment bien aimé voir ce que donne la fibre de verre avec une arc fâchée au bout de la ligne. En même temps, j’osais pas trop, je voulais (et devais) rendre la canne en parfait état. Plus tard, j’ai lu partout que j’avais vraiment tort de m’en faire… C’est un des gros points de vente de la fibre de verre, mais je n’ai pas testé ce côté des choses : il semblerait qu’on puisse grimper debout dessus, s’en servir pour se frayer un chemin à travers les broussailles, voire les hordes de zombies. La rumeur prétend que la fibre de verre, même le Unidirectional S2 Glass of the death, c’est indestructible. C’est tant mieux parce que c’est pas donné, cette affaire là. Même si franchement, le prix reste très correct pour un montage et des matériaux de ce niveau. On paye pas moins pour une canne des marques célèbres.

Détails

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Le tube est bien réalisé, il est en cordura. On a vu plus flashy, plus classy, mais certainement pas plus efficace. Il est léger et solide, peu agressif pour ce qui l’entoure, et le bouchon est solidaire du tube, du coup on ne peut pas le perdre. C’est bien. Perso je suis un fan des tubes en PVC, pour leur côté punk, mais a priori le gars qui achète une EM Epic n’est pas vraiment un punk.
La housse intérieure est vraiment chouette, épaisse, bien coupée, avec un rabat scratché qui fait parfaitement son job. Je l’aurais bien embarquée quand Eric avait le dos tourné. Mais comme j’ai pas de 8′ en trois brins en ce moment, j’aurais été obligé de lui piquer la canne aussi, et avec son caractère de lorrain, il aurait été fichu de mal le prendre…

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** Un peu de perspective.
(a) Eric, le patron d’EM Fishing, est un ami. Mais on s’est rencontrés sur le terrain du montage de cannes, et sa rigueur et sa compétence ont forcé mon respect avant qu’on finisse par sympathiser. Parce que c’est un ami, bien sûr, je n’aurais pas démoli son travail ici : je me serais contenté de ne pas en parler. Mais il se trouve qu’il travaille comme un chef, et surtout qu’il comprend en profondeur ce qu’est une canne, comment elle travaille, ce qui est important et ce qui est cosmétique. Cette compréhension se sent dans ses montages. Dans cette review, la seule chose qui soit due au copinage, c’est l’occasion : si on n’était pas potes, je n’aurais jamais pu essayer l’Epic. Merci à toi, Eric !

(b) C’est ma première fibre de verre. Je n’ai donc pas vraiment de point de comparaison. Je me suis fait la main sur des cannes très très pointe (AA>70°) principalement des MHX, et quelques autres, une Loomis NRX 8wt, une TCR 590 aussi. Une canne dont je suis tombé fou amoureux est la TCX 790. A priori je ne suis donc pas le client fiberglass.
Pire : je suis un peu un fondu du casting. Mais j’ai tripoté beaucoup de carbone, j’en ai testé pas mal, j’en ai monté pas mal aussi. Disons que j’ai une compréhension raisonnable de la mécanique du système corps/canne/soie dans le cycle de lancer, assez pour discriminer un peu, dans ce que je ressens, ce qui vient de la canne et ce qui vient de moi.

O, were I rich

In case you missed it when I posted it on g0necasting, ages ago, here’s again that delightful little rhyme by Hans Christian Andersen.

OH, WERE I RICH!

“Oh, were I rich! Such was my wish, yea such
When hardly three feet high, I longed for much.
Oh, were I rich! an officer were I,
With sword, and uniform, and plume so high.
And the time came, and officer was I! But yet I grew not rich. Alas, poor me! Have pity, Thou, who all man’s wants dost see.
“I sat one evening sunk in dreams of bliss,
A maid of seven years old gave me a kiss,
I at that time was rich in poesy

And tales of old, though poor as poor could be;
But all she asked for was this poesy. Then was I rich, but not in gold, poor me! As Thou dost know, who all men’s hearts canst see.

Finding solace in poetry is what my mind does every time my heart aches at contemplating the inaccessible beauties of the world. A typical instance would be when I’m building a new rod, which I am — a really neat 4# from MHX, knowing already I’ll have to pair it with my antediluvian Loop plastic thing, of great lightness but subpar operation and ugly looks.

The still-unborn rod whispers to my ears: don’t try to look innocent, you know very well what would suit me…

what would suit it

I hear the voice of an unfinished rod. I think I’m possessed.

Lawn reviews: G. Loomis NRX 1088-4

(Long preamble)

Steve Rajeff is a bloody hell of a flyslinger. You know that. He’s one of those übercasters that I look at a little like they’re family with Batman or something. He’s also chief designer at Loomis, and he’s responsible for that NRX line much talked about. These rods sell for an insane price, $750 up (which translates €800 up in France). A very silly amout of money if you ask me, considering all the tuition you could get for it, making you a far better caster than any rod ever will.

I just had to say it, and you’ll probably hear it on g0ne again.

... I actually had to steal one. That's the babe.

Anyway, I’ve got this mate, Greg, who’s a talkative yet superb fishing buddy, and Greg’s obsessed with fly tackle. He’s got unreasonable quantities of it. He’s got a joke of a car, but the trunk is full of badass carbon, and don’t get me started on his reels and his 3 cubic meters of tying stuff. So he’s my key to the world of silly priced rods, and since I find the stuff interesting I’ll give you my .02 about any rod on which I can lay a hand and have a serious go on the lawn.

For those of you who are not familiar with g0ne, let me briefly put some things straight. I a not a good caster (not yet antway). I may never be a great one. But I’m dead serious about casting. I’m dedicated. I decided I wanted to reach as far as I could in the realm of the line slingers, and one of the first things you learn in this endeavor is that there’s no substitute for the hours you put in on the lawn, doing nothing but trying to make the line an extension of your mind. Most of my training I did on a 4wt. I like light rods, I like that you have to make the line fly, and not only zing it and shoot because it weights a ton. I’ve usually hated the heavy lines I tried. Even a Triangle Taper feels heavy to me. It will prove of some relevance for the NRX.

So here I was the other day, sitting in front of my vice at Greg’s, sweating hard to properly finish the thorax of a chironomid buzzer (supposed to be stupidly simple), with that sonnovabitch peacock herl refusing to bow to my will. When I finally got the bastard nailed, I thought: “gosh, I could use some time on the lawn”. I know Greg’s with me in these situations (even if he’s a far better tier than I am.)

It was 5 below, but sunny and almost no wind, so the perfect manly conditions. We geared up and hit the lawn. The time to string the rods was all it took to freeze my hands blue. But as I said we’re dedicated. We wanted to warm up first, then go for some distance, then precision at 17m, trying to land the fly into Greg’s cap. To make things interesting, we had to switch between three rods, as dissimilar as you can get: a tiny Sage TXL 363 3wt, the 1088 NRX I’m talking about, and a bazooka in the form of a Sage Xi2 1090. Manshit rod, I tell you, the kind of stick you use to tame tarpons. Every time you switch, you have to rebuild your whole cast. So you have to pay extra attention to what you’re doing, and I find the exercise quite good.

Many are the sorrows of the wicked, But he who watches lots of MacPhail shall be blessed with good looking emergers. Not like this one. Notice Greg's handsome arm in the back.

But I hear you mumble, ‘come on, g0ne, shut up already and spit your review!’ Fair enough. Let’s proceed.

The (long awaited) review

First impression. The thing is impressively light. I wiggled a One, a couple of other 8wts, but this one is really really light. The swing weight is rather what you would expect from a 5-6wt. Really light. Obviously, the benefit is crispness. Very low back bounce, it’s easy to have the tip stop sharp.

Looks. The tube is gorgeous. Its lid is very well machined, and has an O-ring for waterproof closing. The rod socket is nothing to write home about (are they ever been?). The rod’s coloring is pleasing on the conservative side. I guess that the cyan wrapping of last year’s edition did not fare that well with the customers. The REC guides (single footed) are really cool. Hey, Sage, when are you going to let those frigging snakes go? With that and the carbon reel seat, it gives you a kind of ‘contemporary but not too much’ look that will probably please most. Alas, the craftsmanship was shitty, especially considering the price tag. My camera’s battery died before I could shoot the thing, I’ll post that later. Won’t hurt the properties of the rod, but come on, Loomis, WTF??

I  did two sessions of 2 hours in total with the rod (on the second I was freezing my ass and switching rods, see above). Here’s what I learned.

I’ll put it simply, this is one hell of a rod. Strip 10m of line. Start false casting. The loops come right immediately, good form, good speed, without any special effort. No tailing loop, no problem loading the rod. It’s just easy. I proceed to lengthen the line. Up to 15-17m, it’s still effortless. The rod gives you lots of information about what’s going on behind your back, in case you’re not familiar with Mike Heritage’s 6th Essential (use your bloody eyes! And especially, watch that backcast!) Result: no whip cracking on the leader.

Who's laughing now, peacock herl? At that point, the camera died.

Around the 20-22m mark, I reach my own limits. Imprecise timing, bad tracking and improper application of force take their toll and my backcast starts looking like shit and everything collapses. With much effort and concentration, I manage an occasional shoot beyond that and land the fly around 25, a personal best. But nowhere I felt like the rod was a limiting factor, it just allowed me to cast at the best of my limited abilities. Can you ever ask for more?

The rod is quite powerful too. It picks up 15m of line out of the grass without protesting, and sends it straight in a good loop backwards.

Precision was a joy. Greg and I taking turns, the fly consistently landed within 1m of the cap 17m away. Often much closer. Honesty requires me to tell that I won, with 2 hits to none. That an average caster may (twice!) land a fly in a cap at 17m tells me, again, that the rod lets you do what you want to do.

Did I mentioned it’s light? My first session, after one hour and a half of non stop casting, I was still asking for more. Didn’t want to stop. I eventually had to because it was dark and cold, but I see myself playing with that babe a whole spring afternoon. One cool implication of its lightness was that it was quite easy to go back from the TXL to the NRX. 5 weights up, mind you. But the feedback the rod gives you is so sharp you don’t have to put yourself into a trance to adjust the stroke. Going from the Xi2 to the TXL was another story, though ^_^. Better format the hard drive (ie time for a cigarette) then start from scratch. Going from the NRX to the Xi2 was like jumping out of a Ferrari into a Panzer. Nice, in a way. But disorienting.

I just can’t wait to see what a good fish does to it. Already planning a pike session with Greg, and something about sea basses.

Yeah right. Just like that

So, bluntly, the NRX in 8wt is the dogs bollocks.

The guys at Yellowstone said so as well, and it’s probably wiser to listen to them than to me. But the point is: you don’t have to be a champ caster to see what that stick can do for you. Would I buy one? No way. More than $150 on a rod seems to me overkill, at my skill level at least. Maybe some day I’ll realize I have to rob a bank if I’m ever to see that backing, but we’re not there. Plus I suspect the crafty rodbuilder never needs such an expensive rod, whatever the casting skill, but I’m talking trough my hat here, I don’t even know what the regular joes in the casting tournaments are using.