Lure Angler’s Challenge

For some reason, the frenchies in the lure community seem to think anything you do will sound cooler in English (even if most of them suck big time at it). What’s better in this than “Concours de pêche au leurres” is beyond me. So much for the rant. The rest is pretty cool, in a way: a handful of motivated guys try to move local mentalities, starting with the professionals.

Argument: if you want to make a living out of fishing, you care about the fish. You have to.

For those of you able to read French, if you haven’t seen it on Rodhouse, here’s Goulven’s report of the event. That’s quite a read, but a good one.

Bon alors à mon tour de faire un report sur cet évènement-tempête, dans tous les sens du terme, qu’a été le LAC

je tiens à préciser que le report que je vais faire ne se veut ni distancié ni objectif, c’est mon point de vue avec des morceaux d’idées dedans, et je le partage.

Alors au début … je n’étais pas chaud, et je n’avais pas caché mon sentiment à Bob et François, pour plusieurs raisons, liées d’abord à la date de l’évènement, Mi Octobre sur les pontons de Saint Malo je trouvais ça compliqué, même si je suis bien conscient qu’ils ont du faire en fonction de pleins d’autres dates et que le 15 Aout les aurait sans doute plus botté, ensuite sur le public visé, je ne comprenais pas bien l’intérêt de s’adresser à des gens à priori convaincus, ensuite sur le fond du problème, mon expérience en magasin m’ayant convaincu que la plupart des pêcheurs pêcheront jusqu’au dernier des poissons, que la pédagogie ils s’en foutent et que seul la peur du gendarme fait respecter la loi.

Mais plusieurs raisons me poussaient quand même à déplacer mes petites fesses jusqu’a Saint Malo …

la première c’est que déjà ils le font, et c’est énorme.

juste ça.

Comme ils ont l’habitude de le dire, “ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait”, au milieu de toutes les parlottes, de tous les blah blah, des sempiternelles engueulades d’hiver, d’été, deux gugusses ont bougé leur cul, pris de leur temps libre, de leur parole, se sont organisés, ont construit quelque chose, car on le verra ensuite, le LAC c’est d’abord une première pierre, et que l’énergie des hommes par principe ça se respecte : vous faites quelque chose alors ok, on sera là, de toute manière.

ensuite la démarche est bonne, l’angle d’attaque, le levier : faire bouger les pros de la pêche de plaisance, les détaillants, les marques, les guides, les marchands de bateau, les pros du temps libre, c’est là qu’il faut bouger, l’époque est au lobbying, la pêche de plaisance est un marché lié à l’état de la ressource, comptons nous et agissons si nous voulons continuer à vendre du matériel de pêche, tout simplement.

Enfin la dernière raison, moins avouable, c’est de pouvoir bloquer une date pour aller à la pêche et voir les copains, et j’en avais besoin.

donc bon on arrive la bas avec Thanh, représentants Rodhouse, et on est tout de suite mis dans le bain, on passe une soirée d’intense réflexion avec quelques joyeux drilles qui commence au Solidor, excellente crêperie de chez Phillipe, puis au bar du port,le Ponton, résultat des courses le lendemain matin on a trop réfléchi, nos cerveaux sont en état de burn-out et ne nous permettent pas d’émerger du voilier de François ou nous méditons, et nous ratons le briefing. ..

Je crois que si nous n’avions pas été sortis de nos rêveries par Delphine, nous serions à l’ heure actuelle encore plongés dans nos pensées. Gégé à l’air encore plus fatigué, il essaye de raconter autour de lui que mes ronflements l’auraient fréquemment réveillé, mais personne ne le crois, et il passe pour un fou, c’est pour moi une victoire.

Thanh et moi sommes inscrits en pêche du bord, il n’y a que trois équipes du bord, et au vu des conditions météos dégueulasses, la “compétition” est déplacée derrière le barrage de la Rance, et nous somme répartis sur des bateaux, la Fortune de Mer me place sur le bateau de Mathieu de chez Fiiish et de sa compagne, Thanh de son côté a moins de chance, et devra passer toute la journée avec Bob, triste sort.

La journée est pluvieuse et l’équipage de bonne humeur, nous pêchons sérieusement une petite heure sans succès, et passons ensuite en mode actif de pêche à la vieille, autant dire qu’on se fout méthodiquement de rentrer du bar, on est clairement là pour se faire plaisir et rigoler, la journée se passera dans la bonne ambiance et le dérouillage de mémé.

c’est le soir que les choses sérieuses commencent, nous somme amenés en bus jusqu’à “l’etoile du roy”, réplique d’une frégate malouine de 3 mats, qui accueillera le temps fort de ce week-end-évènement dédié à la préservation de la ressource, à savoir un débat, animé par Rodolphe Baubion, avec des intervenants de qualité Jean François Arbona (Spécialiste des biotopes marins), Loïc Escoffier (Marin pêcheur et coureur océanique), Arnaud de Wildenberg (guide de pêche) et Arnaud Filleul – chercheur diplômé du Muséum National d’Histoire Naturelle, collaborateur de l’American Museum of Natural History de New York, auteur de nombreux ouvrages et articles sur la pêche et les poissons)

Alors la suite du débat et des idées échangées, je vais la retranscrire à ma façon, les intervenants étaient cachés à ma vue, donc je ne voyais pas forcément qui disait quoi, mais je n’ai pas perdu une miette de ce qui a été dit, et je crois que tout a été dit ce soir là.

déjà un constat, un des intervenants qui pêchait Saint Malo, et qui n’y revenait que cette année, nous décrit tout simplement un désert par rapport à ce qu’offrait la côte en terme de diversité marine et de possibilité de prises pour le pêcheur, le jugement est sans appel et nous qui sentons l’affaiblissement des stocks d’année en année avec l’usure de l’habitude que ça implique ne pouvons qu’acquiescer devant quelqu’un qui parti depuis 15 ans puis revenu tout à coup nous dit “mais vous pêchez l’eau, ou sont passés les poissons qu’il y avait avant ?”

La certitude aussi pour les scientifiques c’est que le mur nous y allons, si nous n’y somme pas déjà, et le rappel de quelques vérités, pour que la pêche de loisir vive, un pêcheur occasionnel doit pouvoir aller acheter un petit peu de matériel chez son détaillant, passer une journée à la côte, et faire un peu de poisson.

Pour avoir passé un peu de temps derrière la caisse d’un magasin de pêche, je peux vous garantir qu’on en est à des années lumière, et je pense que les détaillants, qui sont au contact de la clientèle toute la journée ne me contrediront pas, alors on trouve des alternatives, on développe les pêches des céphalopodes, des touts petits poissons, mais à part quelques coups de ligne de quelques chanceux ou très bons pêcheurs, tous ceux qui pêchaient du bord il y a 15 ans décrivent un état des stocks sans commune mesure aujourd’hui avec ce qu’il a pu être.

Sur la gestion des stock justement, les scientifiques parlent de la difficulté à mesurer avec efficacité les stocks de bar, qui sert généralement les intérêts ceux qui tirent sur la corde.

Morues parallèles

Il est établi aussi des parallèles avec la morue, poisson pouvant atteindre deux mètres et pouvant vivre 50 ans, alors que le bar atteint sa maturité sexuelle en trois ou 4 ans, les scientifiques estiment que ça ne sera pas le poisson qui payera le prix fort, mais les acteurs pros de pêche de plaisance, qui connaitront une crise sans pareil, ou la casse sera forte, tant du coté des détaillants que des fournisseurs, alors que les exemples à l’étranger, étayants les dires des scientifiques, ont montré qu’en appliquant des mesures drastiques, les stocks de bars se reconstituaient en 5 ans, et que l’ensemble de la filière se remettait à travailler normalement.

Les intervenants pros de la filière pêche et aquaculture décrivent ensuite des systèmes économiques, la culture des algues par exemple, ou chaque acteur économique est encadré et surveillé, et ou tout le monde travaille dans le respect de la ressource, mais aussi des systèmes, comme celui de la pêche des coquillages en haute mer, ou seuls les armateurs les plus puissants capables d’armer les plus gros bateaux continuent à travailler et à pouvoir s’en sortir.

et là le parallèle est facile avec la pêche de loisir, et vient se confronter avec les certitudes qui peuvent être celles du panel de “bons pêcheurs” que représente l’assemblée.

Oui nous pêchons encore du poisson, certains en font même un argument, puisque nous, avec nos gros bateaux, notre électronique, nos connaissance de la pêche nous faisons encore du poisson, c’est que ceux qui “pleurent” après la raréfaction de la ressource sont peut être de mauvais pêcheurs …alors je dis à ceux là venez en magasin, écoutez le constat des pêcheurs amateurs, récréatifs, de ceux qui font vivre les détaillants et les marques de pêche, ceux qui voyaient une chasse par jour il y a quelques années et ne pêchaient qu’en les suivant, et qui peinent maintenant à en voir une dizaine par an, bien sur qu’il se passe quelque chose avec la ressource, bien sur que pro et plaisanciers ont quelque chose à y voir, à tel point que, comme le souligne Arnaud de Wildenberg, les techniques de pêche que nous utilisons maintenant nous permettent de pêcher au leurre souple des poissons creux et profonds, inaccessibles et protégés auparavant, que nous pouvons traquer maintenant, irions nous chercher ces poissons, loin s’ils étaient aussi disponibles à la côte, le fait d’aller chercher ces poissons n’est il pas un signe ..et un danger, puisqu’il s’agit des poissons les plus gros et souvent des meilleurs reproducteurs ?

ce doute qui traverse la salle est immédiatement décrypté par Arnaud filleul qui pointe ce qu’il appelle “le manque de culture naturaliste en France”, idée simple s’il en est, mais loin d’être simpliste pour autant.

Il décrit ce que nous connaissons tous : en France, dès qu’une discussion sur la ressource s’engage, c’est l’idéologie qui l’exprime en premier, on se fout des chiffres, des constats, de la réalité, de la nature, on veut d’abord exprimer une idée, et de préférence son idée, alors on dit c’est la faute des pros, c’est la faute des plaisanciers, on se renvoie la balle, et on ne s’ intéresse pas au poisson, à son activité, à l’impact de notre loisir et de nos prélèvements, on ne s’ intéresse pas aux faits, à la nature on veut prendre position et gueuler plus fort que le voisin.

Il décrit alors ce qu’est un esprit naturaliste, plus présent dans les pays nordiques, la ressource a un problème, on agit de suite à la source du problème, sur ceux qui prélèvent par exemple, plaisanciers et pros, et en quelques années, les stocks remontent, et tout le monde se remet à travailler.

d’autres idées sont abordées, le fait que pour les scientifiques le réchauffement des eaux ne fait plus débat depuis longtemps déjà, qu’en plus des problèmes de prélèvements abusifs, le bar remonte vers les eaux plus froide, en témoigne les prises de plus en plus fréquentes de ce poisson en Norvège, ou il était inconnu jusque là, et les prises maintenant régulières sur les côtes bretonnes de bonites et autres poissons d’eaux plus chaudes, autrefois statistiquement inexistantes.

des pistes sont évidement lancées, quotas journaliers et par personne, double maille, suppression des prix de retrait, interdiction des engins de pêche…qui aura le courage de choisir et de trancher, comme cela s’est fait en Irlande, aux USA, sans faire de l’idéologie, en s”intéressant aux faits ?

le débat se poursuit dehors, sur le pont de l’étoile du Roy, preuve s’il en était besoin de l’intérêt de ce débat, même auprès d’un public que je croyais convaincu.

L’Etoile du Roy

Nous poursuivons la soirée par un repas au QG, le bar du Ponton, accueillis de main de maitre par une équipe de serveurs rodés à ce genre de soirée, pas du tout impressionnés par le débarquement de ces 80 pechous et quelques, la soirée sera entrecoupée par le tirage au sort des très nombreux lots offerts par les sponsors, dans la bonne humeur, ça discute et ça rigole de partout, la soirée est une vraie réussite qui vient clôturer une super journée, à tous points de vue.

Pour ma part j’en ai pris plein la tronche, le débat a été de très haute tenue, je crois que ça à fait du bien à tout le monde d’entendre ce que pouvait être un constat scientifique, ce que pouvaient être des exemples de gestion sérieuse d’un milieu naturel, et pas des on dits et des “je crois que”.

Bob, François, Delphine, et tout ceux qui les ont suivis et aidés, Jeff et tant d’autres .. ont posé lors de ce weekend des jalons désormais incontournables, le “milieu” de la pêche sait, est prévenu, a écouté …

a-t-il entendu ?

Je me suis quand à moi trompé, je pensais que c’était un coup d’épée dans l’eau, j’avais tort sur toute la ligne, c’était au contraire le début d’une prise de conscience, les organisateurs ont conçu cet événement comme une sorte de “franchise”, ils ne se sentent propriétaires de rien et aimeraient que le principe soit repris, l’événement relancé, et surtout le message relayé.

merci encore à vous d’avoir été les premiers à oser remuer tout ça avec autant de force et d’engagement.

voilà, c’était en direct de mon point de vue, comme ça vient,

Goulven

 

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An exellent post on the Limp Cobra, tackling quite a deep issue.

Indeed, it’s all important to bear in mind how the insect still, the effectiveness of a fly, as  far as I understood anything at all, is not directly related to its ressemblance to the natural. Wyatt argues that the fly takes not in spite of its difference to the actual insect but because of it. As a distorted version, it sticks out, and gets attention.

Now obviously you want your fly to present the correct triggers, and those come from the natural. but how do you select the correct ones? That’s where the newbie like me is grateful for centuries of efforts and selection of the good elements. That’s why you start making imitating imitations and not insects. Quite like in art, where you learn more by studying paintings than looking at apples.

Still, Marc is perfectly right, if you never look at those apples, you’re doomed to crappy painting. But in my book, directly trying to imitate the natural is quite advanced fly ting.

Proust Walton (2)

This one’s in French, I’ve had it in my drawer for weeks.

Vous le savez, 2012 sera l’année de la carpe à la mouche (calm), si les fumeurs de crack mental  ont, comme ils en ont l’habitude depuis plusieurs millénaires, tort. Dans cette riante perspective, voyons un peu ce qu’un calmiste paradigmatique a dans le cigare. Pour cela, j’avais, il a quelque temps, demandé à Julien Fontanelli de répondre au questionnaire de Proust-Walton, ce qu’il a fait avec beaucoup de gentillesse.

JF, alias Jujube sur les forums, c’est l’incarnation de ce qu’il y a de bien dans la carpe à la mouche. Les possibilités nouvelles, l’aventure dans les taillis, et surtout des courbes de malade dans le blank. Au fond, c’est bien plus dans l’esprit d’un Hemingway que de prendre des truitelles à peine maillées dans un ruisseau de campagne.

Julien a ses moments lorsqu’il raconte ses aventures sur son blog, pas très souvent chargé, mais toujours avec un contenu de qualité. Extrait :

Commence alors un bras de fer, une véritable symphonie de plaisir rythmée par le chant du moulinet! Elle a une énergie de dingue, je suis le poisson jusqu’au milieu de la rivière… j’ai de l’eau jusqu’à la poitrine, canne haute ! Ça va dans tous les sens… rien ne semble fatiguer cet obus. C’est jubilatoire de tenir un tel poisson. Ce sont des sensations gravées en moi depuis ma première carpe à la mouche. A de nombreuses reprises, j’amène le poisson dans mes pieds. La pluie continue de tomber, ambiance de bout du monde… lutte contre les éléments et contre cette belle carpe qui est bien décidée à ne pas se laisser faire.

Julien Fontanelli, L’âme d’un aventurier.

Le questionnaire de Proust-Walton

Si tu étais une rivière :

Je serai une rivière de plaine avec une faible pente. Une alternance de petits rapides et de grandes zones calmes avec des caches sous les berges entre les racines. J’aimerai me sentir protégé par de grands arbres et une épaisse végétation rivulaire.

Si tu étais un poisson :

J’aimerais être une carpe… poisson puissant, intelligent et qui semble vouloir défier les âges. J’aime ce côté force tranquille, démarche nonchalante et un regard attendrissant.

Si tu étais une technique :

Je serai la nymphe à vue. Ecole de patience, de rigueur et d’inventivité. J’ai beaucoup appris sur moi en pratiquant cette technique.

Si tu étais une saison :

Je serais l’été… Pour son esprit festif, repos, détente et farniente. Etant d’un naturel calme et rêveur, cette saison me colle à la peau. Bien entendu dans l’idéal, je rajouterai quelques pluies durant cette saison afin d’éviter la sécheresse de nos rivières !

Une qualité que tu admires chez un pêcheur :

Grande question… Mais je déteste par dessus tout l’esprit de compétition ! Alors au niveau des qualités, je suis plutôt pour le partage et la simplicité. A ce sujet certains moucheurs sont devenus au fil du temps de vrais amis sur qui compter (et c’est réciproque).

Une qualité que tu admires chez un poisson :

Ce que je vais dire ne concerne peut-être pas directement le poisson. Mais quand je suis à la pêche, j’ai tendance à tout oublier, me recentrer sur l’essentiel. Les plus grandes décisions et remises en question de ma vie se sont faites au bord de l’eau. Comme des défis que l’on se lance pour progresser. Et c’est dans ces défis permanents que me donnent les poissons que se trouve pour moi leur principale qualité !

Ta plus vieille/belle/terrible/atroce/étonnante histoire de pêche :

C’est le jour où j’ai attrapé cette énorme carpe Koï en nymphe à vue. Des heures de traque en mode sioux dans les roseaux pour enfin arriver à décider la belle. Un moment de bonheur inimaginable. Sinon comme je dis souvent, la plus belle histoire, je ne l’ai pas encore vécue et c’est ça qui me pousse en avant pour progresser et me mettre de nouveaux défis !

Un rêve au bord de l’eau :

Oui, tu vois là bas, sous la racine, je viens de voir passer une ombre monumentale. C’est un poisson tellement gros que j’ai du mal à imaginer sa taille. Alors mon rêve c’est de me mesurer à ce poisson. Et le jour où j’aurai attrapé ce poisson, je sais que je vais voir une autre ombre encore plus grosse sous la berge…

(Photos J. Fontanelli)

Mr. Arden vous parle

J’avais envoyé au Dude soi même une petite bafouille :

hi,

in order to get superstar flyfishermen to contribute to my humble blog, I cunningly devised a questionnaire, freely adapted from Proust’s famous one in order to make it fishing-relevant. I aptly call it the Proust-Walton questionnaire. would you be so kind as to look at it and maybe provide some answers? that would be swell indeed.

cheers

L

Et devinez quoi ? Ouais, c’est pas très dur, je l’ai déjà annoncé.
Mr. Sexyloops, la seule rock star du monde de la mouche, le Mick Jagger du flycasting. Pour vous sur g0ne. Exclu lulu.

Mr. Arden ayant momentanément perdu l'usage de la raison (enlightened again).

The one and only patented Proust-Walton questionnaire:
If you were a river:

Mystery River X in Fiordland NZ.

If you were a fish:

A brown trout. A big one. And totally uncatchable. Actually I don’t want to be a fish.

If you were a way of fishing:

Anything on fly.

If you were a season:

Spring, Summer, Autumn or Summer. Depends on where I am. North America I like Autumn. NZ I like the Spring. Europe Summer and Autumn. Winters suck. I can’t imagine being a season however.

If you were a fly:

Royal Fuckup.

A virtue you admire in a fisherman:

We never lie about our catches.

A virtue you admire in a fish:

Fish don’t have virtues.

Your most ancient/beautiful/terrible/atrocious/surprising fishing story:

Phew. I once landed a fly I had lost three days earlier out of a BC river. I still have it; it’s a magic fly. Or, maybe: while gorge fishing in NZ I got washed down the same crossing four times, each time back into my own bank, before running a set of whitewater rapids. Ancient? Fish time I fell in was while enthusiastically trying to net a 2-inch stickleback. Terrible? I lost an absolutely enormous fish one mouse year from Mystery River X – ended up running through a log jam before spooling me. I realise that these are all different stories, but for me they’re still one story!

Cheers, Paul

Dès que j’ai cinq minutes, je vous traduis ça et je fais deux trois remarques spirituelles.

Comment photographier une prise

La plupart d’entre nous l’a compris maintenant, l’appareil photo est la bourriche du pêcheur moderne. Ce qui bien entendu a pour conséquence de nous transformer tous en potentiels producteurs de fishporn. Cela est bel et bon, à ceci près que le genre, comme tout genre, a ses règles, même si on se sent créatif et qu’on est parti pour les enfreindre.

Louis Cahill est un photographe pro, une bonne partie de son travail est dédiée à la pêche, il fait de la photo de classe mondiale. A ce stade, c’est plus du fishporn, c’est de l’érotisme halieutique. Il y a quelques jours, sur Gink&Gasoline, il donnait quelques conseils pour prendre en photo votre prise. Il a été assez gentil pour me laisser le traduire. Invité du jour, donc : Louis Cahill.

Longtemps avant que nous ayons des APN, je me souviens comme j’étais excité en fonçant vers le premier One-Hour Photo venu pour y faire développer mon film. L’anticipation dans l’attente de passer les gros poissons en revue était presque aussi amusante pour moi que de prendre un trophée. J’aimerais pouvoir dire que toutes ces photos développées sortirent parfaites, mais c’est loin d’être vrai. Certaines s’avérèrent excellentes, mais la majorité était floues, j’y avais la tête coupée, ou je tenais le poisson comme un bleu. De nos jours, on a le luxe de la vérification instantanée avec les APN, donc nous n’avons pas d’excuse pour ne pas prendre de bonnes photos quand les poissons coopèrent. Voici quatre trucs pour capturer de meilleures photographies de vos trophées, avec des exemples de la bonne (à gauche) et de la mauvaise (à droite) manière de tenir votre poisson. Gardez à l’esprit qu’il y a une phase d’apprentissage pour gérer les gros poissons. Plus on le fait, meilleur on devient.

Ci-dessus, quatre des erreurs les plus communes que je vois les pêcheurs faire quand ils essaient de prendre une bonne photo de leur trophée. Prenez votre temps, manipulez le poisson doucement et humainement, et n’ayez pas peur de regarder ce que vous faites pour vous assurer que vous tenez le poisson correctement. Si vous faites comme ça, vous verrez que la majorité de vos photos sera excellente.

Thanks Louis, those are great tips indeed!

A quoi ça sert ?

Marc Fauvet a eu la gentillesse de me passer le texte suivant. C’est le premier post invité sur g0ne, mais j’ai d’autres trucs qui mijotent. Restez attentifs : comme on pouvait le lire sur Loops il y a des années, ça peut se produire à n’importe quel moment.
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A quoi ça sert ?

Par Marc Fauvet

Moucheur jazzy improvisant un Shadow Cast

Souvent, quand je dis à quelqu’un, même et surtout aux moucheurs que je connais ou que je rencontre en France, que je suis devenu instructeur de lancer, on me demande “à quoi ça sert ?” ou l’on me réplique “pas besoin, on apprend en pêchant”.

Je pense que c’est toujours intéressant d’entendre les opinions et commentaires des autres. Nous avons tous les mêmes besoins de base mais notre façon personnelle d’approcher un sujet est ce qui nous rend unique vis-à-vis des autres. De toutes façons, il y a toujours quelque chose à apprendre des autres, que l’on soit d’accord avec eux ou pas.

Je suis toujours un peu déçu et attristé que parmi tous les sujets que comporte la pêche à la mouche dans toutes ses formes, dans la grande majorité, le lancer ou plutôt les lancers passent en dernier plan, quand on prend même le temps d’aborder le sujet. Bizarre.

Alors pour en revenir à l’apprentissage du lancer, je ne peux que convenir avec mes collègues. Mieux lancer permet de mieux pêcher. c’est aussi simple que ça. Et surtout, c’est plus amusant…

En effet le lancer mouche diffère à toute autre méthode de pêche par le fait que c’est la ligne qui conduit le leurre et non l’inverse. Le lancer mouche comporte des mouvements que nous ne faisons pas dans la vie courante. Certes, certains mouvements se rapprocheront des gestes du lancer, comme lancer une balle, une fléchette ou un javelot, ou tout simplement chasser l’eau d’un pinceau ou d’écraser une vraie mouche avec une tapette… Mais à ma connaissance, il n’y a aucune autre activité où l’on lance quelque chose derrière soi.

Quand on part du principe que c’est le corps qui actionne la canne – qui actionne la ligne – qui conduit la mouche, on peut facilement conclure qu’un certain apprentissage et quelques notions de base feront qu’on aura plus de succès et de plaisir au bord de l’eau. C’est quand même un peu frustrant d’être toujours en train de défaire des nœuds, de s’accrocher aux branches ou de ne pas parvenir à placer sa mouche ou on voudrait pour inciter le poisson à prendre la petite touffe de plumes et de poils qu’on vénère tant. Rien ne sert d’avoir la plus belle mouche si on ne peut pas la présenter correctement, selon les besoins et les conditions du moment.

J’espère qu’au fur et à mesure de ces pages et articles, quelques-uns de vous qui n’ont pas encore été mordus par la ‘lancinite’ trouveront le désir d’approfondir leurs connaissances. Faisons en sorte que les idées et commentaires ne soient pas à sens unique. Contribuez par vos commentaires et vos questions. On peut tous apprendre les uns des autres.

Voici un petit exemple d’un lancé qui est mal parti. Le lanceur n’as pas respecté plusieurs règles fondamentales qui sont de garder une tension constante de la ligne et d’assurer une bonne pause entre le lancer avant et arrière. La ligne va tomber en un gros tas incontrôlé. Le lanceur voulait faire un lancé simple, avec un posé ligne tendue. Il y a d’autres erreurs. Vous les voyez ?